Monofocal, EDOF, multifocal et torique : chaque implant intraoculaire répond à des attentes visuelles différentes. Le Dr Gozlan vous guide dans ce choix.
Lors de la chirurgie de la cataracte, le cristallin naturel opacifié est remplacé par un implant intraoculaire placé dans le sac capsulaire. Transparent, biocompatible et d'une épaisseur de moins d'un millimètre, l'implant intraoculaire assure désormais le rôle réfractif du cristallin — sans jamais se troubler ni nécessiter de remplacement.
La puissance de l'implant intraoculaire est calculée précisément avant l'opération par un examen appelé biométrie. Le type d'implant est décidé de façon concertée entre vous et le Docteur Gozlan, en tenant compte de vos attentes visuelles, de votre mode de vie et de votre bilan oculaire complet.
La quasi-totalité des implants intraoculaires modernes est fabriquée en acrylique souple pliable, injecté à travers une micro-incision de < 2,2 mm. Deux matériaux d'implants dominent en 2026 :
Matériau de référence, excellente biocompatibilité, taux de cataracte secondaire plus faible, clarté optique optimale.
Plus souple, destiné à être injecté par des incisions plus petites. Taux de cataracte secondaire plus élevé. Utilisé dans certaines situations anatomiques particulières.
Le choix de l'implant intraoculaire est l'une des étapes clés du bilan pré-opératoire. Chaque famille répond à des attentes visuelles et des profils oculaires différents.
Corrige une seule distance : loin ou près. Des lunettes restent nécessaires pour l'autre distance. C'est l'implant intraoculaire de référence (99 % des cas).
L'implant intraoculaire EDOF offre une profondeur de champ étendue. Vision continue de loin à l'intermédiaire (80 cm). Excellente solution pour la conduite et les écrans. Moins de halos qu'avec les implants multifocaux.
Distribue la lumière sur trois foyers distincts (loin, intermédiaire, près). Indépendance aux lunettes dans plus de 85 % des activités. Peut engendrer des éblouissements, halos nocturnes et atténuation des contrastes.
Combine correction monofocale, EDOF ou multifocale avec la correction de l'astigmatisme. Solution pour les patients astigmates > 1 dioptrie souhaitant une indépendance aux lunettes.
⚠️ Certains implants intraoculaires (multifocaux, EDOF) sont contre-indiqués en cas de pathologie oculaire associée : cornée (cornea guttata), nerf optique (glaucome) ou rétine (DMLA). Dans ces situations, un implant monofocal reste la solution la plus sûre. Le bilan pré-opératoire permet de le détecter.
Urgence associée—retine.fr DMLA humide : injections anti-VEGF en urgenceCe tableau compare les performances visuelles de chaque implant intraoculaire selon les trois distances de vision. Pour les tarifs associés, consultez notre guide des tarifs et remboursements.
| Implant intraoculaire | Vision de loin | Intermédiaire | Vision de près | Halos nocturnes |
|---|---|---|---|---|
| Implant monofocal | Excellente | Lunettes | Lunettes | — |
| Implant EDOF | Excellente | Bonne | Fonctionnelle | Minimes |
| Implant multifocal | Bonne | Bonne | Bonne | Modérés |
Avant l'intervention, un examen complémentaire appelé biométrie oculaire par interférométrie laser mesure la longueur axiale oculaire, la kératométrie (mesure de la forme de la cornée) et la profondeur de chambre antérieure. Ces données alimentent des formules de calcul de 4ème génération permettant de prédire la puissance de l'implant intraoculaire qui doit être inséré dans l'œil au cours de la chirurgie pour obtenir le résultat réfractif désiré.
Formule de référence mondiale. Grande précision dans un large éventail de longueurs axiales oculaires, notamment pour les yeux courts ou longs.
Formules basées sur l'intelligence artificielle, combinant des modèles mathématiques avancés et de larges bases de données biométriques.
Après la chirurgie de la cataracte, la capsule postérieure — la fine membrane qui maintient l'implant intraoculaire en place — peut progressivement s'opacifier. Ce phénomène, appelé cataracte secondaire ou opacification capsulaire postérieure (OCP), survient chez environ 20 à 40 % des patients dans les deux à cinq ans suivant l'opération.
Le traitement consiste en une capsulotomie au laser YAG : un laser découpe une ouverture dans la capsule opacifiée en quelques minutes, en consultation, sans anesthésie ni hospitalisation. La vision est rétablie immédiatement après le geste.
Pour aller plus loin—docteurgozlan.fr Cataracte secondaire : opacification capsulaire et laser YAGUn implant monofocal corrige une seule distance (loin ou près) : des lunettes restent nécessaires pour l'autre distance. Un implant multifocal distribue la lumière sur plusieurs foyers (loin, intermédiaire et/ou près), permettant dans 85 % des cas de se passer de lunettes. Les implants EDOF offrent une vision continue de loin à la distance intermédiaire avec moins de halos nocturnes.
Les implants intraoculaires modernes en acrylique sont conçus pour durer toute la vie. Ils n'ont pas besoin d'être remplacés. En revanche, la capsule qui les entoure peut s'opacifier dans environ 30 % des cas à 5 ans (cataracte secondaire), traitable facilement par capsulotomie au laser YAG en ambulatoire.
Oui, des halos lumineux nocturnes sont possibles après la pose d'un implant multifocal difractif. Ils sont généralement transitoires (quelques semaines à quelques mois) le temps d'une adaptation neuronale. Les implants EDOF génèrent moins de halos que les multifocaux bifocaux ou trifocaux classiques.
La cataracte secondaire ou opacification capsulaire postérieure (OCP) survient lorsque des cellules résiduelles opacifient la capsule derrière l'implant intraoculaire, provoquant une baisse progressive de la vision similaire à celle de la cataracte initiale. Elle touche environ 30 % des patients dans les 5 ans. Elle est traitée par capsulotomie au laser YAG, un geste rapide et indolore en ambulatoire.
Références & sources médicales