Une opération rapide, indolore et très sûre qui redonne une vision claire en quelques jours.
La phacoémulsification est utilisée dans plus de 98 % des opérations de cataracte en France. Elle consiste à fragmenter le cristallin opacifié par des ultrasons via une micro-incision cornéenne d'environ 2 mm, puis à aspirer les débris et à placer un implant intraoculaire pliable dans le sac capsulaire.
Cette technique a progressivement remplacé l'opération de la cataracte par extraction extracapsulaire grâce à ses avantages majeurs : cicatrisation plus rapide, moindre risque d'astigmatisme induit, et récupération visuelle en 24 à 72 heures.
Voici les éléments essentiels à préparer pour le jour de votre opération de la cataracte.
Carte vitale, carte de mutuelle, ordonnances, liste des traitements en cours, pièce d’identité, devis signé.
Vêtements confortables et amples ; chemise boutonnée plutôt que pull à enfiler par la tête.
Aucun maquillage des yeux ni crème sur le visage le jour de l’intervention.
Pas de lentilles de contact. Venez avec vos lunettes si besoin.
Petit-déjeuner autorisé 6 heures avant l’intervention.
Prévoyez impérativement un proche pour le retour à domicile.
Environ 3 heures sur place (préparation + intervention + surveillance post-opératoire).
Le patient arrive à jeun depuis 6 heures. Une dilatation pupillaire est instillée par collyres mydriatiques pendant 30 à 60 minutes. Une désinfection conjonctivale à la povidone iodée 5 % est réalisée avant l'entrée au bloc.
Instillation de collyre anesthésique. Aucune piqûre, aucune anesthésie générale dans la quasi-totalité des cas. L'intervention est totalement indolore. Le patient reste conscient, peut parler au chirurgien et perçoit de la lumière sans voir les instruments.
Une incision principale de 2,2 mm est réalisée au limbe cornéoscléral. Une contre-incision de 1 mm permet l'introduction des instruments auxiliaires. Ces incisions ne nécessitent généralement pas de suture.
Ouverture circulaire continue de la capsule antérieure du cristallin (capsulorhexis) d'environ 5,5 mm de diamètre. L'hydrodissection et l'hydrodelineation mobilisent ensuite le noyau cristallinien pour faciliter son aspiration.
La sonde à ultrasons fragmente et aspire le noyau selon différentes techniques. Les masses corticales sont aspirées par irrigation-aspiration.
L'implant pliable est injecté dans le sac capsulaire à l'aide d'un stylet-injecteur. Il se déploie spontanément, centré par ses haptiques à l'intérieur du sac. Aucune suture dans la grande majorité des cas. L'implant est permanent et n'a jamais besoin d'être changé.
Vérification de l'étanchéité des incisions et du centrage de l'implant. Injection intra-oculaire d'un antibiotique en fin d'intervention. Pose d'un cache oculaire protecteur.
Durée totale de l'opération de la cataracte : 8 minutes en moyenne avec le Dr Julien Gozlan.
Les deux yeux sont opérés séparément, avec une semaine d'intervalle habituellement.
Le laser femtoseconde peut assister certaines étapes préliminaires de l’opération de la cataracte, mais il ne remplace pas les ultrasons de la phacoémulsification, qui restent nécessaires pour aspirer le cristallin fragmenté. La phacoémulsification reste la technique de référence mondiale. Le laser assisté n’a pas démontré de supériorité clinique par rapport à la phaco standard dans les études à grande échelle.
Oui l’opération de la cataracte est souvent l’occasion de corriger une grande partie de la myopie grâce au choix de l’implant. Les yeux très longs (axe > 26 mm) requièrent des formules biométriques spécifiques pour éviter une erreur réfractive post-opératoire. Par ailleurs, la myopie forte est associée à un risque légèrement augmenté de décollement de rétine, point discuté lors de la consultation.
Pour aller plus loin—docteurgozlan.fr Cataracte et myopie : ce que change votre chirurgieOui, et cela peut même s’avérer indispensable lorsque la cataracte menace la vision du seul œil fonctionnel. L’opération de la cataracte reste techniquement identique, mais la prise de décision est plus rigoureuse : le rapport bénéfice-risque est analysé avec une attention particulière, et la consultation pré-opératoire est approfondie.
Le chirurgien sait que toute complication, même rare, peut avoir des conséquences fonctionnelles majeures sur la qualité de vie du patient. L’information préalable et le consentement éclairé prennent ici un caractère essentiel. Une coordination avec d’autres spécialistes peut également être envisagée selon le contexte.
Pour aller plus loin—docteurgozlan.fr Cataracte sur œil fonctionnel unique : enjeux et prise en chargeNon. L’intervention est réalisée sous anesthésie topique (collyres anesthésiants), sans piqûre ni anesthésie générale. Vous pouvez ressentir une légère sensation de pression ou de lumière vive, mais aucune douleur. Une légère gêne ou un larmoiement dans les heures suivantes est possible.
Non, ce n’est pas obligatoire. L’opération de la cataracte répond à une indication médicale et fonctionnelle : si un seul œil est atteint, ou si la cataracte du second ne perturbe pas encore la vision, rien n’impose de l’opérer. Beaucoup de patients ne font traiter qu’un seul œil et s’en satisfont tout à fait.
Lorsque les deux yeux présentent une cataracte significative, votre chirurgien vous proposera généralement de les opérer à quelques semaines d’intervalle. Laisser un fort déséquilibre de correction entre les deux yeux — notamment si l’implant corrige la myopie ou l’hypermétropie d’un côté — peut devenir inconfortable au quotidien. La décision se prend toujours au cas par cas, en tenant compte de votre acuité visuelle, de vos besoins et de vos objectifs réfractifs.
Pour aller plus loin—docteurgozlan.fr Cataracte : opérer un œil ou les deux ?Oui, mais le calcul de l’implant est moins précis. Les formules biométriques standard sous-estiment systématiquement la puissance nécessaire chez les patients opérés de la cornée. Des formules spécifiques post-réfractive (Barrett True K, Kane post-réfractive) sont indispensables.
Oui, et elle est souvent bénéfique. La chirurgie de la cataracte entraîne fréquemment un abaissement modéré de la pression intraoculaire, ce qui peut aider à stabiliser le glaucome. Elle ne s’y substitue pas, mais les deux pathologies peuvent être prises en charge conjointement. L’état du nerf optique et le champ visuel sont évalués avant toute décision.
Le diabète ne contre-indique pas la chirurgie, mais impose certaines précautions. Un déséquilibre glycémique peut ralentir la cicatrisation et augmenter le risque infectieux. En cas de rétinopathie diabétique associée, la récupération visuelle peut être limitée indépendamment du résultat chirurgical. Un bilan rétinien pré-opératoire est systématique.
Oui. L’intervention se déroule sous anesthésie locale par collyres, sans anesthésie générale. Vous restez conscient, allongé et détendu. Un anxiolytique léger est parfois proposé en prémédication si vous êtes particulièrement anxieux. Le chirurgien communique avec vous tout au long de l’opération pour vous informer de chaque étape.
Un écarteur (spéculum) maintient les paupières ouvertes, ce qui empêche de les fermer involontairement. Il est tout à fait normal que l’œil bouge légèrement : le chirurgien anticipe ces micro-mouvements. En cas de mouvement plus brusque, il s’arrête quelques instants avant de reprendre. Aucune contention forcée n’est nécessaire.
Références & sources médicales